Du sang plein les ornières
et tu me demandes seulement pourquoi ?
Dois-je te répondre la folie
ou t’avouer la beauté soudaine
du sang plein les ornières
Ce pendant que tu navigues dans ton bonheur artificiel
mon mal-être n’en est pas moins travaillé
et cultivé, comme l’envie de paraître
si ce n’est mort au moins fatigué
je m’épuise à te dire que je vais bien
pour que tu ne me poses plus cette question idiote
quand tu es partie j’ai figé mon chagrin
et je ne mendis pas l’empathie
à vrai dire si l’errance un jour se termine
j’en serai le premier surpris
j’ai assez de force dans les tripes pour vivre
dix mille ans de plus, sans toi y compris
là tu peux me rompre, me briser
je me releverai toujours, avec ou sans toi
des coups j’en ai reçu mais les plus forts je me les dois
dressé pour survivre à toute la compassion
reignant autour du monde
Si je venais à disparaître
il faudra penser plus encore
à ceux-là qui méritent de l’importance
aux journalistes de par le monde
victimes du grand marché des otages
aux malades incurables, au génocide africain
à tous ceux qu’on oublie parcequ’ils sont loins
Ou parceque l’on veut se donner bonne conscience.
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