Ni une ni deux
je lui vole dans les plumes
je garde un oeil sur le verre
encore une bouteille que j’écume
je lui vole dans les plumes
je garde un oeil sur le verre
encore une bouteille que j’écume
toutes les fleurs bleues
de ma mémoire se sont fait la malle
de ma mémoire se sont fait la malle
avec l’espoir de ne plus me revoir
à croire, oui à croire
que les fleurs n’aiment pas boire.
A son souvenir funeste
je joue quelques accords
que mes voisins détestent
pour ça je suis fort
mais oui, l’encens empeste la chambre
mais oui, les égoûts c’est ça qu’il sent
mes sentiments les plus beaux vont à
mes amours éphémères, d’un soir, seulement
soudain si entrainant
à faire trembler les comptoirs
je bois ce verre au dernier soir
pourtant, seulement
surprenante agonie futile, subtile
je dévale les faux cols, je plane au-dessus des flaques
du lac Ivresse puis je m’étonne, encore
de n’être pas déjà mort.
Mais au présent, absent de mon corps
j’ai tort, je mens, je n’ai plus de remords
à peine une larme, une vague à l’âme
une graine de fleur bleue semée dans la chair tendre
j’ouvre les yeux, je tremble, je peux être amoureux.
Il me semble me souvenir maintenant
de ces jours où j’étais si heureux.
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